CHRONIQUE

ORDESA

VILAS MANUEL

Tel un flux de conscience, ce récit autobiographique structuré en chapitres vifs et courts nous fait pénétrer dans les réflexions d'un homme endeuillé par la mort de son père et de sa mère.

Point de départ de l'écriture, ces deuils successifs sont l'occasion pour l'auteur de dialoguer avec ses fantômes, de revenir sur sa vie et celle de ses parents (dans leurs similtudes et leurs différences) évoquant par là même la classe sociale moyenne espagnole pendant un demi-siècle.

Un texte toujours sur le fil, qui oscille sans cesse entre mise à nu de Manuel Vilas et pudeur familiale (l'auteur renomme ses proches avec des noms de compositeurs), entre sphère privée et sphère politique, entre exaltation face à la beauté de la vie et désespoir face à la société capitaliste.

Arielle

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