Vos prochains rendez-vous à Terra nova

Revue Z
Rencontre
Mardi 21 mai 2013 à 19h

Rencontre avec l'équipe de la revue Z à l'occasion de la parution du dernier numéro Thessalonique & Grèce, aux éditions Agone.

Après une enquête collective au nord de la Grèce, la revue Z viendra présenter son dernier numéro : 
Thessalonique dans la dépression européenne. Bricolages quotidiens et résistances insolvables.

On avait bien entendu qu'il fallait "rétablir la confiance" après la crise financière de 2007, mais on ne savait pas précisément quelle tournure cela prendrait en Europe.
Depuis la Grèce, mise sous tutelle depuis trois ans, ça devient clair : faire valser tous ces freins psychiques, culturels et juridiques qui rendent les investissements aléatoires...
Fabriquer un monde tout à fait bankable.

Les années de manifestations monstres s'éloignent sans avoir réglé leurs comptes. Le système de santé sombre sous les coupes budgétaires, mais des centaines de personnes s'organisent pour garantir par en bas l'universalité des soins ; la démocratie directe fait son chemin sur les lieux de vie et de travail.
Face à la montée du fascisme et à la transformation du territoire en zone franche, nous avons rencontré des formes d'organisation et de résistance qui laissent entrevoir un autre horizon que celui de la mise au pas gestionnaire.


Festival des Explorateurs
Festival
Du 22 au 25 mai 2013

Dans le cadre du Festival des explorateurs, le samedi 25 mai la librairie Terra Nova vous proposera une sélection de livres et de DVD en lien avec le thème du cerveau, du soi, de l’émoi, et des autres.
Un parcours éclectique pour petits et grands : entre essais scientifiques, littérature, sciences humaines, poésie et livres jeunesse.

Stand au Jardin des Plantes, de 10h à 19h.

Les méandres du cerveau à travers les expériences sociales, telle est l'exploration pour la 6ème édition du Festival des explorateurs, organisé par les Petits débrouillards.

Partez à la rencontre de vous-même et des autres, à la découverte du fonctionnement de notre cerveau, de nos perceptions, comportements et émotions.

Des scientifiques et des artistes ont accepté l’invitation des Petits Débrouillards et vous proposent un événement de découverte, d’échange et de création autour d’une aventure humaine passionnante.

Le programme est ici


Urbanités : à nous la belle vi(ll)e
Rencontre
Jeudi 23 mai 2013 à 19h

En partenariat avec l’association aaccess, agence associative de communication création et services solidaires et en complicité avec l’association Caracole et l’association Solidarité villes, rencontre avec Isabelle Blaze, Cathy Combarnous et Michel Gary autour du livre « Portraits urbains », aux éditions aaccess.

Les Portraits urbains révèlent des témoignages de Toulousains de diverses origines, leurs perceptions de la ville et d’un certain “vivre ensemble”.
La sortie de l’ouvrage est une opportunité de questionner cette notion d’urbanité et de présenter des initiatives locales, concrètes, porteuses d’un pouvoir d’agir citoyen.
Créer des formes de communication ascendantes, coproduire l’action ?; consommer, s’alimenter, voyager, habiter autrement ?; créer des réseaux d’entraide, c’est possible… ils le font.

Toulousains d’ici et d’ailleurs venez partager vos expériences, vos analyses, venez oser les utopies urbaines.


Café Savoirs
Rencontre
Mardi 28 mai 2013 à 19h

Dans le cadre des Cafés Savoirs, rencontre autour de la thématique :
Peut-on apprendre à devenir écrivain ? avec Mathilde Bonazzi et Hélène Duffau.

Très développés outre-Atlantique, les ateliers d’écriture créative postulent qu’un apprentissage des outils narratifs rendrait possible la métamorphose d’écrivants en écrivains.
Dans les universités françaises, des formations à l’écriture créative, différentes des « creative writing » anglo-saxons, sont proposées depuis peu aux étudiants qui, par une implication régulière dans des ateliers d’écriture et une réflexion théorique sur les pratiques stylistiques d’écrivains contemporains, interrogent leur propre écriture, la soumettent à un collectif, l’expérimentent et multiplient ainsi les champs de création.
Est-ce à dire que ces jeunes plumes deviendront des écrivains, sollicités par les éditeurs et publiés ?

Au cours du débat, Mathilde Bonazzi – docteur en stylistique – et Hélène Duffau – écrivaine et professionnelle des métiers de l’écriture –, toutes deux enseignantes dans le Master « Métiers de l’écriture » inauguré en septembre 2012 à l’Université de Toulouse 2-le Mirail, ainsi que des étudiants, questionneront le bien-fondé de cette idée selon laquelle l’écriture créative peut faire l’objet d’un apprentissage.


Mogniss H. Abdallah
Rencontre
Jeudi 30 mai 2013 à 19h

En partenariat avec le avec le Comité d’Autodéfense Juridique, rencontre avec Mogniss H. Abdallah à l'occasion de la sortie de son livre Rengainez, on arrive !, aux éditions Libertalia.

De la marche pour l’égalité et contre le racisme à l’organisation des comités vérité justice. La lutte contre la violence policière et son impunité est un enjeu central des luttes de l’immigration.
La confrontation avec la police ou la justice constitue bien souvent le point de départ d’une prise de conscience individuelle ou collective, d’une expression politique ou culturelle spécifique, et de mobilisations plus ou moins durables dans les cités ou quartiers populaires.
Avec pour objectif d’obtenir vérité, justice, reconnaissance de rendre hommage aux disparus, d’inscrire leur souvenir dans la mémoire collective et, comme le rappellent avec insistance les familles, de mieux se battre pour les vivants.

Mogniss H. Abdallah retrace l’histoire de ces luttes pour interroger la diversité des options prises, la coexistence entre critique radicale – ou prétendue telle – des institutions police/justice et réformisme pragmatique au sein de mobilisations concrètes qui cherchent à mieux se coordonner et à bâtir de nouvelles alliances dans des contextes politiques changeants.
Avec comme perspective de creuser des pistes pour constituer des rapports de forces plus favorables dans les combats à venir.

Mogniss H. Abdallah journaliste indépendant il fonde l’agence IM’média en 1983. Partisan de l’autonomie des luttes de l’immigration et des mouvements sociaux, réalisateur de films d’intervention, dont Douce France, la saga du mouvement beur, il est aussi l’auteur de entre autre de J’y suis, j’y reste, les luttes de l’immigration depuis les années 1960.


Solenne Jouanneau
Rencontre
Vendredi 31 mai 2013 à 19h

Rencontre avec Solenne Jouanneau à l'occasion de la sortie de son livre Les Imams en France, aux éditions Agone.

Qui sont, en France, les imams officiant dans les mosquées et quel rôle quotidien remplissent-ils auprès de leurs fidèles ?
Fruit de six années d’enquête, ce livre rassemble des données inédites sur ces clercs immigrés ou migrants devenus clercs dont les médias ne parlent que lorsqu’ils sont expulsés. Il repose sur la collecte des récits de vie et de pratiques de plusieurs dizaines d’imams, une observation quotidienne dans la mosquée d’un quartier populaire, et des archives du ministère de l’Intérieur.

Semblables aux « très humbles » chefs cosaques ne pouvant devenir chefs qu’après avoir été appelés, les prétendants au titre d’imam ne peuvent afficher ostensiblement leur « prétention » à devenir imam.
Une candidature trop explicite reviendrait à transgresser le désintéressement et le dévouement censés régir les salles de prière dans lesquelles ils pourraient être amenés à officier. Ainsi, la plupart des mises en récit que les imams bénévoles opèrent en entretien, pour expliciter leur accession au minbar, sont généralement construites comme des récits de « non choix ».
Ils visent à dire comment on en vient, par sentiment d’obligation morale, « pour rendre service », à occuper la position d’imam sans jamais l’avoir vraiment souhaitée.

Sociologue, Solenne Jouanneau est maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Strasbourg. Ses travaux se situent au croisement de la sociologie de l’immigration et de la sociologie du fait religieux.


Mika Biermann
Rencontre
Mardi 4 juin 2013 à 19h

Rencontre avec Mika Biermann à l'occasion de la parution de son livre Un blanc, aux éditions Anacharsis.

Venez lâcher vos zygomatiques sur l’antarctique !

« 23 décembre
Des cubes de glace géants, montés à la surface à la suite de je ne sais quel mouvement tectonique, bordent ma route. Ça doit être de la très vieille glace, venue des profondeurs et du passé, car je longe des blocs dans lesquels sont emprisonnés des traîneaux engloutis il y a longtemps, d’autres au fond desquels je crois apercevoir des ombres de formes humaines. Dans la paroi du dernier cube est fiché un aspirateur en plastique rose, qui me salue de son bras articulé : encouragement ou avertissement, qui sait... »

Extrait du journal de Arg Chant, premier officier de L’Astrofant.

Mika Biermann est parvenu à retracer la chronique d’une nef des dingues dans un récit polyphonique parfaitement givré qui inaugure et clôt de fracassante manière le roman d'aventures du XXIe siècle.

La présentation se terminera par une petite collation, pour Un Blanc acheté un blanc aux fers.

Mika Biermann, originaire d’Allemagne, habite Marseille depuis 25 ans. Après avoir fait les Beaux Arts à Berlin et Marseille, il s’achemine vers l’écriture. Un Blanc est son troisième roman.


Simone Molina
Rencontre
Mercredi 5 juin 2013 à 19h

Rencontre avec Simone Molina autour de son livre Archives Incandescentes ; écrire, entre la psychanalyse, l’Histoire et le politique, aux éditions l’Harmattan.

Le débat sera animé par Mohammed Habib Samrakandi, directeur de la revue Horizons Maghrébins-Le droit à la Mémoire, aux éditions PUM-CIAM-UTM.

Qu’est-ce qui peuple l’écoute d’une analyste ? Et en quoi le désir d’écrire et donc la littérature, participent-ils de ce rêve inavoué du lien des êtres humains à la parole et à la transmission ?
Les Archives dont il est question ici sont les traces qui demeurent incandescentes dans l’Inconscient. Elles sont parfois inscrites sur le corps ou dans les passages à l’acte de celui dont l’histoire personnelle est conjuguée de façon traumatique à la grande Histoire.
Comment alors pourra-t-il faire histoire, si rien n’est énoncé dans le discours social de ce qui l’a figé dans une place impossible ?

L’ouvrage aborde par plusieurs entrées, des pans méconnus de l’Histoire algérienne, la question du traumatisme de guerre, l’articulation entre le sujet et le collectif ainsi que la place de la folie dans nos sociétés.
La mise en évidence des passerelles entre la clinique du trauma et celle des psychoses est un des fils rouges de l’ouvrage. Ce questionnement, qui s’appuie sur la littérature, la poésie et la pratique la plus quotidienne, témoigne de la nécessité vitale pour certains scripteurs et écrivains, d’écrire pour témoigner de « l’impossible à dire ».

Simone Molina, poète et psychanalyste, a travaillé en psychiatrie dans le Vaucluse, a co-organisé de nombreux colloques entre le Point de Capiton, dont elle est membre fondateur, et la Scène Nationale de Cavaillon. Elle est chargée de cours pour le D.U d’Animation d’Atelier d’écriture de Marseille.


Revue Kommunist
Rencontre
Jeudi 6 juin 2013 à 19h

Rencontre avec le collectif Smolny autour de la revue Kommunist.

« Si la révolution russe était écrasée par la contre-révolution bourgeoise, elle renaîtrait comme le Phénix ; si par contre elle perdait son caractère socialiste et décevait par ce fait les masses ouvrières, alors ce coup aurait des conséquences dix fois plus terribles pour l’avenir de la révolution russe et internationale. »
(Karl Radek - Kommunist, n° 1)

Que la révolution russe n’ait pas été ce Phénix, des décennies d’une contre-révolution menée au nom de principes socialistes dévoyés en attestent de façon irréfutable.
Mais dans quelle mesure cette trajectoire procède-t-elle de la pratique même des révolutionnaires ?

Dans des circonstances tragiques, les « communistes de gauche » qui publient la revue Kommunist entre avril et juin 1918, armés d’une conscience aiguë de leur responsabilité envers le prolétariat international, vont faire preuve d’une prescience stupéfiante des risques d’involution du processus révolutionnaire et de consolidation du capitalisme d’État sur les ruines des « soviets » et du « contrôle ouvrier ».
Ici, pas d’entreprise de dénigrement a posteriori : la révolution bolchevique est soumise à une critique radicale par ses artisans les plus décidés, au cœur même de la tourmente révolutionnaire.

Quatre-vingt dix ans après leur parution, ces textes inédits en français témoignent de la profondeur des débats sur l’indispensable extension de la révolution en dehors des frontières de la seule Russie et sur les mesures de transition du capitalisme à une société sans classes qui doivent l’accompagner.
Ils témoignent aussi, malheureusement, de l’oubli dans lequel ces oppositions ont été laissées par l’historiographie officielle.


Le marathon de Nin
Lecture
Samedi 29 juin 2013 à 11h

Trois voix pour découvrir les mots du journal et célébrer ainsi le 110ème anniversaire de la naissance d’Anaïs Nin.

Chaque marathonienne, ayant peu ou prou l’âge d’Anaïs Nin au moment de l’écriture du journal, lira 15 min d’extraits de son choix. Celle à la librairie Terra Nova sera la 4ème étape des 12 à accueillir le Marathon de Nin qui se déroulera du 28 au 30 juin et qui embrassera les années 1931-1966 du journal d’Anaïs Nin.

Ce seront donc 36 regards qui vous feront partager la sensibilité singulière d’une femme dont le journal constitue l’un des témoignages les plus précieux des tourments de la création. Si pour Anaïs, l’art est la vie, l’homme ne crée pas pour vivre mais vit pour créer.