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Philippe Mortimer

Philippe Mortimer

Mardi 06 Juin 2017 à 19h00

Bas-fonds parisiens en chansons

Rencontre avec Philippe Mortimer autour du livre Goualantes de la Villette et d’ailleurs, paru aux éditions L’Insomniaque.


La rencontre sera suivie d’un mini-concert du groupe The Modest Lovers.

Émile Chautard, ouvrier typographe et grand connaisseur des bistrots, nous guide en chanson dans le Paris de la dèche et de la pègre, entre la guerre de 1870 et celle de 1914-1918. Les goualantes qu’il a recueillies au cours de ses pérégrinations dans les faubourgs furent écrites comme elles furent chantées, non par des artistes en vogue mais par des marlous et des gisquettes.

La grande richesse des pauvres d’alors c’était une jactance empruntant beaucoup à l’argot, a né dans les prisons et les bataillons disciplinaires. Comme l’a dit Céline : « C’est la haine qui fait l’argot ». On verra dans ces pages que l’argot c’est aussi le désir qui se dévoile, la verve, la trouvaille poétique et l’esprit libre.

Dans les zones ténébreuses de la Ville Lumière, dans les hideux taudis de la Belle Époque, nombre de pauvres n’obéissaient pour survivre qu’à leurs propres lois et leurs propres morales. Le dégoût de l’usine incitait les filles d’ouvriers à se vendre sur les trottoirs et dans les bouges. Voyous dandys, les apaches paradaient en bande sur les boulevards. Le crime exerçait une trouble fascination sur la société — partout l’on recrutait des policiers, partout l’on bâtissait des prisons.

Voilà ce que narrent sans artifice ces goualantes qui sont autant de témoignages pour servir à l’histoire des classes dangereuses.